Climat, Conséquences du réchauffement

« L’humanité a toujours survécu, elle survivra aux futures catastrophes. »

L’extinction de l’espèce humaine est tout-à-fait une possibilité d’après certains chercheurs. Celle-ci est très réduite, mais elle existe bel et bien, et doit être prise au sérieux.

D’après un rapport de la fondation britannique Global Challenges Foundation sur «Les risques mondiaux de catastrophes», un Américain a 5 fois plus de risques de mourir lors d’une extinction de l’espèce humaine que lors d’un accident de voiture. D’après le célèbre rapport The Stern Review sur le changement climatique et ses conséquences, le risque de disparition de l’espèce humaine est de 0,1% par an, ce qui ferait sur un siècle un risque de 9,5%. Une étude de l’université d’Oxford évalue elle le risque d’extinction à 0,2% par an.
Voir l’article de Slate « Comment l’humanité va disparaître »

Les risques sont divers, ils pourraient être naturels : un super volcan, un astéroïde, des pandémies … Le permafrost est un sol gelé en permanence, et il commence à fondre à cause du réchauffement. Plusieurs risques sont liés à cette fonte, notamment la libération de virus anciens, vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années, auxquels l’humanité serait très vulnérable.
Voir l’article de Science et avenir « Dans le permafrost, virus et bactéries attendent le dégel »
Voir la vidéo du Monde « Pourquoi la fonte du permafrost est une menace pour l’humanité »

Pour Stephen Hawking, c’est l’être humain la plus grande menace de l’humanité. L’IA, la guerre nucléaire, le changement climatique, des virus créés par les humains sont autant de risques sérieux à notre existence.
Voir l’article de France Info « Stephen Hawking annonce la fin de l’humanité pour bientôt »

Il y a de nombreuses hypothèses, mais d’autres études plus poussées sont nécessaires. Car comme le disait le philosophe Nick Bostrom en 2011 : « Il a plus d’études de savants sur la mouche à merde que sur les risques existentiels de l’humanité ».
Voir l’article Wikipedia « Human extinction » (en anglais)

Il est donc faux de croire que parce que l’humanité a survécu jusqu’à présent, elle le fera pour sûr par la suite. Car les conditions ont changé, et continuent de changer. Nous sommes de plus en plus nombreux, les ressources de plus en plus rares, et l’environnement de plus en plus dégradé. Pour Nick Bostrom, l’idée que parce que nous avons survécu jusque-là, nous survivrons toujours est biaisée : c’est le biais du survivant. Cette survie est peut-être bien exceptionnelle. Le paradoxe de Fermi pose la question  « pourquoi n’avons-nous toujours pas rencontré de civilisations extraterrestres ? ». Et les théories autour de ce paradoxe explorent cette idée d’exception de la vie sur la planète Terre, ou encore celle de « filtres », de menaces encore à venir.
Voir l’article Wikipedia sur le biais du survivant
Voir la vidéo de Kurzgesagt « Le Paradoxe de Fermi : Où sont tous les extraterrestres ? (1/2) »

Un effondrement global de nos sociétés industrielles serait plus probable qu’une extinction complète de l’espèce humaine (bien que les deux puissent aller de pair). Cet effondrement a été identifié dès 1972, par le rapport Meadows « Limit to growth » au Club de Rome. L’effondrement fait l’objet de plus en plus de recherches, avec notamment l’essor de la collapsologie. Le manque de ressources, la dégradation de l’écosystème, les instabilités de notre modèle économique et financier, ainsi que la croissance démographique seraient les facteurs de cet effondrement.
Voir l’article Wikipedia sur les théories sur les risques d’effondrement
Voir l’article d’Usbek et Rica « Best of 2018 de nos articles sur l’effondrement »

La bonne nouvelle c’est que rien n’est jamais acquis, et que l’on peut agir pour réduire les risques pesant sur l’humanité : promouvoir la paix et la coopération entre les peuples, rendre le savoir et l’éducation plus accessibles, limiter les émissions de gaz à effet de serre, économiser l’eau et les ressources, continuer la recherche sur l’alimentation, la santé, les énergies nouvelles … En clair, améliorer notre résilience.
Voir la tribune de Koïchiro Matsuura, ancien directeur général de l’UNESCO, dans le Figaro « Peut-on encore sauver l’humanité ? »
Voir l’article des Inrockuptibles « Comment sauver l’humanité des périls écologiques ? »

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