Sexisme, Viol

« Pourquoi a-t-elle attendu 10/20/30 ans pour en parler ? »

C’est malheureusement un phénomène habituel que des femmes se taisent pendant des années, voire des décennies après un viol ou une agression sexuelle. Les victimes de viol ont vécu un traumatisme dont il est extrêmement difficile de parler. Le viol est la plupart du temps accompagné d’un fort sentiment de honte et de culpabilité. Et le mécanisme de défense qui se met en place est d’enfouir le traumatisme pendant des périodes très longues.

De plus, la proximité avec l’agresseur et la peur de ne pas être crue par ses proches peut jouer un rôle dans la décision de ne rien dire. Le cerveau peut, pour se préserver, faire « disjoncter le circuit émotionnel », la victime est en état de sidération et va jusqu’à laisser les viols se répéter, parfois pendant plusieurs années. La victime peut se persuader qu’elle est coupable, qu’elle y est pour quelque chose dans le viol. A cela s’ajoutent les difficultés pour porter plainte, les difficultés pour que les plaintes aboutissent, ainsi que le climat social qui a tendance à culpabiliser les victimes de viol.
Voir l’article de Madame Figaro avec les interviews de Muriel Salmona, psychiatre, et Annie Ferrand, psychologue
Voir l’article du site Psychologue.net, « Après un viol, comment briser le silence ? »

Il suffit de lire le fil twitter #WhyIDidntReport pour voir à quel point ces mécanismes sont présents, malgré la diversité des situations de viol : « Parce que j’avais 7 ans, et personne ne croit les enfants », « Parce qu’il était médecin », « Parce que je n’avais pas l’âge de comprendre ce que me faisait mon frère », « Parce que dans la plupart des cas ça n’aboutit à rien », « Parce que c’était mon petit ami », « Parce que j’ai tout oublié pendant trois ans » …
Voir l’article de RTL.fr sur le mouvement #WhyIDidntReport
Voir le fil twitter #WhyIDidntReport

 

 

 

 

 

 

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