Agir, Climat

« Réduire les émissions serait désastreux pour l’économie. »

C’est ne pas agir qui le serait. Il faut dépenser un peu maintenant, pour ne pas dépenser beaucoup plus tard. C’est un investissement.

Si l’on ne fait rien, le changement climatique pourrait coûter 20 000 milliards de dollars à l’humanité, d’après un article paru dans Nature, de chercheurs de l’université de Stanford et du Bureau national de recherche économique, à Cambridge (Massachusetts).

Et d’après le célèbre rapport de l’économiste Nicholas Stern, « le changement climatique affectera les éléments de base pour les populations autour du monde : l’accès à l’eau, la production de nourriture, la santé, et l’environnement. Des centaines de millions de personnes pourraient souffrir de la faim, des manques d’eau, et des inondations des zones côtières alors que le monde se réchauffe. » « Si nous n’agissons pas, les coûts généraux et les risques liés au changement climatique seront équivalents à la perte d’au moins 5% du PIB mondial chaque année, maintenant et pour toujours. Si un plus grand éventail de risques et d’impacts est pris en compte, les estimations des dommages pourraient monter jusqu’à 20% du PIB et plus. En contraste, les coûts de l’action – réduire les émissions de gaz à effet de serre pour éviter les pires impacts du changement climatique – peuvent être limités à environ 1% du PIB mondial chaque année. »

Pour l’économiste, tous les pays du globe seront affectés, et si nous n’agissons pas, nous risquons « une perturbation majeure pour l’activité économique et sociale, à une échelle équivalente à celle des grandes guerres et de la dépression économique de la première moitié du 20ème siècle. Et ce sera difficile voire impossible de revenir sur ces changements. »

La conclusion, c’est qu’il est donc largement moins coûteux de lutter contre le changement climatique que de ne rien faire.
Voir l’article du Figaro sur les bénéfices économiques du respect de l’accord de Paris
Voir le rapport « Stern Review: The Economics of Climate Change » de l’économiste Nicholas Stern (page vi et vii)

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