Sexisme, Viol

« Pourquoi ne s’est-elle pas débattue ? »

Très souvent, les victimes de viols ou de violences subissent ce qu’on appelle un état de « sidération ». C’est un état psychologique connu depuis longtemps par les spécialistes en psychiatrie.

Le Dr. Muriel Salmona, psychiatre, parle de « réactions neurobiologiques normales du cerveau face à une situation anormale, celle des violences ». C’est un mécanisme de défense du cerveau qui va diminuer la production des hormones de stress et produire de la morphine et kétamine-like. La victime est alors paralysée, tétanisée et ne ressent plus la douleur. Elle se dissocie de son corps et a l’impression de voir le viol ou la violence de l’extérieur.

Qu’une femme ne se débatte ou ne se défende pas ne veut donc pas dire qu’elle accepte la relation sexuelle, ni qu’il n’y a pas viol. Dire cela, c’est chercher à faire porter la responsabilité à la victime, à faire du « victim-blaming ».
Voir la vidéo d’une scène de la série « Sous influence »
Voir l’article d’Allodocteurs « Viol : qu’appelle-t-on l’état de sidération ? »
Voir l’article du Temps « Viol, harcèlement: ce «victim blaming» au fonctionnement si sournois »

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